Une personne est dite « en fin de vie » lorsqu'elle est atteinte d'une affection grave et incurable, en phase avancée ou terminale.
Comme toute personne majeure, votre proche peut*, s'il le souhaite, rédiger une déclaration écrite dite « directives anticipées ». Ceci dans l'hypothèse où il ne serait pas dans les derniers moments de sa vie en capacité d'exprimer sa volonté.
Ce document permettra au médecin qui se trouvera au chevet de votre proche de connaître ses souhaits sur la limitation ou l'arrêt du traitement en cours.
Un document écrit et authentifiable qui exprime la volonté libre et éclairée de votre proche
Pour être prises en compte, les « « directives anticipées » doivent avoir la forme d'un document écrit et authentifiable. Votre proche lui-même doit rédiger ce document, le dater, le signer et préciser ses noms, prénoms, date et lieu de naissance. S'il ne peut établir ce document lui-même, il peut faire appel à deux témoins – dont sa « {personne de confiance} » (lien sur article correspondant), s'il en a désigné une -. Ces personnes attesteront que le document est le reflet exact de la volonté libre et éclairée de votre proche. Leur attestation – indiquant leur nom et qualité - est jointe aux « directives anticipées ».
Un document récent mais révocable à tout moment
Les « directives anticipées » de votre proche doivent avoir été rédigées dans les 3 ans qui précèdent la date à partir de laquelle il ne serait plus en état d'exprimer sa volonté.Si 3 ans après leur rédaction, ces directives restent inchangées, il suffira à votre proche de les confirmer en datant et signant cette confirmation.Votre proche peut à tout moment modifier totalement ou partiellement ses directives. Dans ce cas, une nouvelle période de validité s'ouvre qui durera 3 ans. Il peut également décider de les annuler.Ce document doit être intégré au dossier médical de votre proche. Votre proche peut demander au médecin à qui il confie ses directives anticipées d'y joindre une annexe attestant qu'il est en en état d'exprimer sa volonté. Le médecin y précisera qu'il a fourni à votre proche les informations appropriées.
Quelle prise en compte des directives anticipées dans la décision médicale en fin de vie ?
Les « directives anticipées » constituent un document essentiel pour la prise de décision médicale. Si votre proche a rédigé des directives, celles-ci témoignent de sa volonté alors qu'il était encore apte à l'exprimer : le médecin doit en tenir compte. Leur contenu prévaut sur tout autre avis non médical, y compris celui de la « {personne de confiance} » (lien sur article correspondant). C'est pourquoi il est important que votre proche tant qu'il le peut – et vous l'y inciterez et y veillerez - prenne toutes les mesures pour que le médecin qui devra décider d'une limitation ou d'un arrêt de traitement puisse les consulter facilement. Si ces directives ne sont pas insérées ou mentionnées dans le dossier qu'il détient, le médecin cherchera à savoir si celles-ci existent et auprès de qui elles sont déposées : membre de l'entourage ou médecin traitant.Toutefois, compte tenu de la situation concrète et de l'éventuelle évolution des connaissances médicales le médecin restera libre d'apprécier les conditions dans lesquelles appliquer les directives exprimées par votre proche.
* Si votre proche est protégé par une mesure de tutelle, il ne peut pas désigner une personne de confiance. En revanche, si il a désigné quelqu'un antérieurement à la mesure de tutelle, le juge des tutelles peut soit confirmer la mission de cette personne, soit révoquer sa désignation.



